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cinéma, Pablo Larrain, No
No, film de Pablo Larraín évoquant la campagne en faveur du « non » au référendum de 1988.
Pour la première fois depuis le coup d'État du 11 septembre 1973, l'opposition peut s'exprimer librement à la télévision durant 15 minutes par jour dans le cadre de la campagne officielle. Lespartisans du « non » font appel aux services du jeune publicitaire René Saavedra (Gael García Bernal). Celui-ci va déconcerter les partisans du régime en place, mais aussi ses propres compagnons, en misant sur une campagne positive placée sous le signe de la joie, la seule susceptible selon lui de séduire les indécis, jeunes ou âgés. Il est confronté à diverses tentatives d'intimidations et de pressions, dont celles du directeur de sa propre agence, conseiller pour la campagne en faveur du « oui ». Alors que les sondages et les résultats partiels annoncent une victoire du « oui », le soir du 5 octobre 1988, René Saavedra apprend sans réussir à y croire que le « non » l'a largement emporté, marquant la fin du régime militaire d'Augusto Pinochet et ouvrant la voie à la transition démocratique chilienne.


Pablo Larraín a choisi de filmer avec des caméras d'époque afin d'obtenir une continuité entre ses propres images et les images d'archives. Dans un entretien réalisé, début février 2013, par Nicolas Azalbert pour Les Cahiers du cinéma,3 le réalisateur chilien déclare : « Nous avons testé tous les formats [...] et soudain est apparue cette caméra Ikegami de 1983 avec son image carrée et ses couleurs désaturées. Qu'elle vous plaise ou non, cette texture inimitable vous renvoie automatiquement aux images de cette époque. [...] Un tiers de notre film étant constitué d'images d'archives, il était raisonnable de vouloir coller à cet imaginaire et de générer une nouvelle réalité à partir de différents matériaux. C'était aussi la seule manière de créer une illusion d'homogénéité chez le spectateur. » De fait, Cyril Béghin écrit dans une critique publiée dans la même revue : « Les séquences qui montrent le jeune publicitaire Saavedra (incarné par Gael García Bernal) ou l'équipe travaillant pour le oui sont filmées dans un format vidéo qui mime et exacerbe les défauts des images télé de l'époque, troublant les couleurs et les contrastes, instaurant des confusions locales entre archive et fiction. »4 « Un procédé qui peut sembler artificiel. Mais cette décision technique permet de jongler avec souplesse entre les différents niveaux de réalité au sein du script : elle place surtout la question de l'image, sa nature et sa capacité d'illusion, au cœur même de la mise en scène », commente pour sa part Gildas Mathieu pour Critikat.com (critiques du 5 mars 2013). Lors de la présentation du film à Cannes en 2012, Olivier Curchod, pour Positif, signalait déjà « l'admirable trouvaille » consistant à« uniformiser toutes les images, spots d'archives et récit cadre, en utilisant matériels de tournage et grammaire visuelle de l'époque : plastiquement, c'est assez laid, mais d'une efficacité redoutable. »
Gael García Bernal vu dans le terrible Amours chiennes (Amores Perros) (2000) d'Alejandro González Iñárritu,
dans Carnets de voyage (Diarios de motocicleta) de Walter Salles, où il incarne le jeune Ernesto Guevara de la Serna, En 2006, il retrouve Alejandro González Iñárritu pour le film Babel . Aussi ds También la lluvia ( Même la pluie): de Icíar Bollaín
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