Cesena , ds les ruines de Villers-la-Ville.
Cesena est un ballet écrit en collaboration avec Björn Schmelzer pour treize danseurs de la compagnie Rosas et un ensemble vocal de six chanteurs de de Graindelavoix, sélection des pièces musicales retenues dans le Codex Chantilly et le Codex de Chypre, deux recueils de musique moyenâgeuse.
Le Trailer, Avignon, cour des Papes.
et En atendant, que j'aurais dû mais ai été empêchée de voir.
vendredi 31 août 2012
dimanche 26 août 2012
Festival TrACE 2012 Gottechain
Le programme de cette année , la 4e.
Bcp aimé le film de Shantala Pepe, "Emergences", visions oniriques.
"Je tu nous" de Ysa de Burbure, avec un très beau long moment de calligraphie de Karo. Sinon, le spectacle = vu ds des conditions trop rudimentaires, bcp de ce qui se passe au sol (et c'est important) n'est pas visible.
Chaoserenite, Paytime, musique et dessin.
Bcp aimé le film de Shantala Pepe, "Emergences", visions oniriques.
"Je tu nous" de Ysa de Burbure, avec un très beau long moment de calligraphie de Karo. Sinon, le spectacle = vu ds des conditions trop rudimentaires, bcp de ce qui se passe au sol (et c'est important) n'est pas visible.
Chaoserenite, Paytime, musique et dessin.
mardi 21 août 2012
lundi 20 août 2012
Cinema, Patricio Guzman, La nostalgia de la Luz
- Patricio GUZMAN - Réalisation
- Patricio GUZMAN - Scénario & Dialogue
- Touchée en profondeur par la beauté du film, lumières, images, rythme, voix, textes, matières, personnes. Et curieusement, anecdotiquement, ai vu ce film "en chambre" un jour d'été torride, avec auprès de et parfois sur l'écran des rais de lumières qui semblaient s'intégrer esthétiquement à l'image. Curieux. Sans parler du petit être en gestation auprès de moi, écho lui-même à certaines couches du film. Comme un "nœud" dans l'espace-temps, et sa couche de signification supplémentaire.
- Superposition, signifiante ici, des couches temporelles: le cosmique, la préhistoire, la proto-histoire, la précolombienne, le Chili de Pinochet; la vie;, la mort.
Au Chili, à trois mille mètres d’altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers.
C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature.
Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, un groupe de femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…
C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature.
Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, un groupe de femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…
jeudi 9 août 2012
Entretiens, Cyrulnik/ Truffaut
Ni lecture, vraiment, ni film, mais des "rencontres" tellement exceptionnelles de personnes intelligentes, non pas parce qu'elles veulent briller, mais parce qu'elles ont quelque chose à dire. De "vieilles émissions" que la 3 repasse cet été, soit dans "Noms de Dieu", soit dans "Cinescope", et ce sont des régals.
Donne envie de lire tous ses livres, en ayant entendu sa voix, son ton (Cyrulnik) et de voir ou revoir les films (Truffaut) (1932-1984).
Souvenir très vif de Jules et Jim, de La Nuit américaine, de l'histoire d'Adèle H, de L'homme qui aimait les femmes, du Dernier Métro.
De Cyrulnik, je pense que je lirai ses livres tout autrement, car j'y associerai cette simplicité intelligente qui coule de source, ce ton…
Donne envie de lire tous ses livres, en ayant entendu sa voix, son ton (Cyrulnik) et de voir ou revoir les films (Truffaut) (1932-1984).
Souvenir très vif de Jules et Jim, de La Nuit américaine, de l'histoire d'Adèle H, de L'homme qui aimait les femmes, du Dernier Métro.
De Cyrulnik, je pense que je lirai ses livres tout autrement, car j'y associerai cette simplicité intelligente qui coule de source, ce ton…
mercredi 8 août 2012
lecture Lydie Salvayre, La vie commune
La Vie Commune, 91. Lu et aimé aussi "La puissance des Mouches" (95) et "La compagnie des spectres", 97.
Lecture Erri De Luca, Pas ici, pas maintenant
"Non ora, non qui". 1989, 1er roman de De Luca (1950 -) en italien. Première parution française sous le titre: "Une fois, un jour", 92. Le mystère des titres! Et pourquoi, se rapprochant de l'originel, l'inversion "Pas ici, pas maintenant"?
Bcp de choses à dire pour un livre si minuscule. Un regard sur l'enfance aucunement marqué par les stéréotypes, d'une vérité abrupte comme on en lit chez Rilke? Et cette particularité d'un enfant qui aura été plus heureux (si le mot convient, il n'y a pas de mots) dans la petite rue misérable de Naples que dans la "belle maison" plus tard. Orphelin de cette première maison et de cette pauvreté-là (sans mots), pourtant pas idéales ni idéalisées. Tout se déglingue un peu pour lui, sans "explication rationnelle", dans cette maison où les parents, ruinés par la guerre, retrouvent leur aisance.
Beaucoup de la vie se passe comme en "décalage". Est-on jamais ici et maintenant?
"Nous avons vécu avec des personnes que nous aimions sans le savoir, que nous maltraitions sans nous en douter : un beau jour elles disparaissent et on n'en parle plus. Elles ont laissé une odeur d'eau de javel dans notre main qu'elles ont serrée, une caresse rêche et maladroite, elles ont lavé nos sols en chantant avec une gaieté que nous n'avons jamais ressentie. Telle fut leur vie irréductible que nous avons ignorée tant qu'elle fut parmi nous et dont aujourd'hui nous prenons conscience seulement parce que nous l'avons perdue. Je t'en parle, maman, car il en sera de même entre nous."
ou: "Tu héritas d'un fils inapte aux devoirs que tu lui réservais, un enfant troublé qui, au jeu de l'incompréhension avec toi, accumulait des bribes d'identité"
"Tu avais raison, la plupart des choses qui me sont arrivées n'étaient que des erreurs de temps et de lieu et l'on pouvait bien dire : pas maintenant, pas ici"
"Je n'avais pas de chambre d'enfant : j'étais l'hôte des livres de mon père"
"Je vois notre ville tenue en main par des gens qui l'ont vendue à l'armée américaine... Je vois que personne ne s'en soucie, personne ne s'en indigne, n'en a honte. Je vois que la guerre nous a humiliés. Ailleurs, elle est finie depuis longtemps, chez nous, elle continue".
"Nous vivons en Italie ... mais nous ne sommes pas Italiens". etc…
Si je devais travailler cette œuvre, ce serai sous le motif de cette "inadéquation", de ce "pas de côté" de ce bégaiement qui a été le sien.
Un article fouillé ds Wikipedia.
« La vie est un long trait continu et mourir, c'est aller à la ligne sans le corps. Je vois les piqués des oiseaux dans le creux des vagues, et même le poisson qui a toute la mer pour se cacher ne peut se sauver. Et les oiseaux qui volent au-dessus : chacun est seul et sans alliance avec l'autre. L'air est leur famille, pas les ailes des autres. Chaque nouvel œuf déposé est une solitude. Et moi, dans l'obscurité des braises, je fais une omelette de solitude pour me rassasier. » (Tre Cavalli)
Bcp de choses à dire pour un livre si minuscule. Un regard sur l'enfance aucunement marqué par les stéréotypes, d'une vérité abrupte comme on en lit chez Rilke? Et cette particularité d'un enfant qui aura été plus heureux (si le mot convient, il n'y a pas de mots) dans la petite rue misérable de Naples que dans la "belle maison" plus tard. Orphelin de cette première maison et de cette pauvreté-là (sans mots), pourtant pas idéales ni idéalisées. Tout se déglingue un peu pour lui, sans "explication rationnelle", dans cette maison où les parents, ruinés par la guerre, retrouvent leur aisance.
Beaucoup de la vie se passe comme en "décalage". Est-on jamais ici et maintenant?
"Nous avons vécu avec des personnes que nous aimions sans le savoir, que nous maltraitions sans nous en douter : un beau jour elles disparaissent et on n'en parle plus. Elles ont laissé une odeur d'eau de javel dans notre main qu'elles ont serrée, une caresse rêche et maladroite, elles ont lavé nos sols en chantant avec une gaieté que nous n'avons jamais ressentie. Telle fut leur vie irréductible que nous avons ignorée tant qu'elle fut parmi nous et dont aujourd'hui nous prenons conscience seulement parce que nous l'avons perdue. Je t'en parle, maman, car il en sera de même entre nous."
ou: "Tu héritas d'un fils inapte aux devoirs que tu lui réservais, un enfant troublé qui, au jeu de l'incompréhension avec toi, accumulait des bribes d'identité"
"Tu avais raison, la plupart des choses qui me sont arrivées n'étaient que des erreurs de temps et de lieu et l'on pouvait bien dire : pas maintenant, pas ici"
"Je n'avais pas de chambre d'enfant : j'étais l'hôte des livres de mon père"
"Je vois notre ville tenue en main par des gens qui l'ont vendue à l'armée américaine... Je vois que personne ne s'en soucie, personne ne s'en indigne, n'en a honte. Je vois que la guerre nous a humiliés. Ailleurs, elle est finie depuis longtemps, chez nous, elle continue".
"Nous vivons en Italie ... mais nous ne sommes pas Italiens". etc…
Si je devais travailler cette œuvre, ce serai sous le motif de cette "inadéquation", de ce "pas de côté" de ce bégaiement qui a été le sien.
Un article fouillé ds Wikipedia.
« La vie est un long trait continu et mourir, c'est aller à la ligne sans le corps. Je vois les piqués des oiseaux dans le creux des vagues, et même le poisson qui a toute la mer pour se cacher ne peut se sauver. Et les oiseaux qui volent au-dessus : chacun est seul et sans alliance avec l'autre. L'air est leur famille, pas les ailes des autres. Chaque nouvel œuf déposé est une solitude. Et moi, dans l'obscurité des braises, je fais une omelette de solitude pour me rassasier. » (Tre Cavalli)
samedi 4 août 2012
Lecture, Ken Wilber, Les trois yeux de la connaissance
Les trois yeux de la connaissance, La quête du nouveau paradigme, ed Le Rocher, coll l'esprit et la matière, 331 pp., 1987. (ISBN 2-26800-619-0) Paru en anglais sous le titre "Eye to eye", en 1983
Recueil d'articles
dans diverses revues.
Livre dense, impossible de
passer une page car la construction est implacable, si on perd une étape, des
choses essentielles échappent. C’est vraiment un cours d’épistémologie qui va
des sciences dures jusqu’à la connaissance de sagesses et des mystiques, avec
la même méthode et rigueur.
Le sujet principal est la conscience évolutive, et cela va du nourrisson à l’âge adulte et aux mystiques, avec aussi selon les étapes, une appréhension évolutive des multiples couches de l’inconscient –oublié, refoulé ou transcendé.
Le sujet principal est la conscience évolutive, et cela va du nourrisson à l’âge adulte et aux mystiques, avec aussi selon les étapes, une appréhension évolutive des multiples couches de l’inconscient –oublié, refoulé ou transcendé.
Wilber donne des repères
intéressants et précis qui permettent de juger de l’évolution d’une personne,
de la pertinence des théories et propositions thérapeutiques ou spirituelles,
de quelqu’époque et de quelque culture que ce soit.
Phénomène d’involution,
puis d’évolution, avec les étapes finement précisées, en comparaison constante
avec toutes les spiritualités.
La clarification
essentielle vient de la distinction entre pré (logique) et trans (logique), souvent confondu. (voir Freud et le sentiment océanique par exemple)
Convaincant.
Lire
aussi Abraham Maslow : étude sociologique de la spiritualité dans laquelle
il classifie avec beaucoup de finesse les différentes manifestations
paroxystiques, telle que la révélation.
Sa démarche est celle d'un scientifique qui approche globalement une dimension
du fait religieux de manière macroscopique, soit comme un sociologue ou même
comme un ethnologue, et qui use ensuite d'une analyse psychologique pour aborder
l'échelle microscopique de l'expérience paroxystique.
vendredi 3 août 2012
jeudi 2 août 2012
Cinéma: JP Rouve, Quand je serai petit
La BA.
Film décevant. Plein de bonnes intentions, touchant parfois, mais cela ne va pas plus loin. Un Poelvoorde impeccable, retenu, juste!
Film décevant. Plein de bonnes intentions, touchant parfois, mais cela ne va pas plus loin. Un Poelvoorde impeccable, retenu, juste!
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