lundi 20 août 2012

Cinema, Patricio Guzman, La nostalgia de la Luz


  • Patricio GUZMAN - Réalisation
  • Patricio GUZMAN - Scénario & Dialogue
  • Touchée en profondeur par la beauté du film, lumières, images, rythme, voix, textes, matières, personnes. Et curieusement, anecdotiquement, ai vu ce film "en chambre" un jour d'été torride, avec auprès de et parfois sur l'écran des rais de lumières qui semblaient s'intégrer esthétiquement à l'image. Curieux. Sans parler du petit être en gestation auprès de moi, écho lui-même à certaines couches du film. Comme un "nœud" dans l'espace-temps, et sa couche de signification supplémentaire.
  • Superposition, signifiante ici, des couches temporelles: le cosmique, la préhistoire, la proto-histoire, la précolombienne, le Chili de Pinochet; la vie;, la mort.
Au Chili, à trois mille mètres d’altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. 
C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. 
Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, un groupe de femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus… 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire