vendredi 21 septembre 2012
Cinéma documentaire, Patricio Guzman, Salvador Allende, 100'
Patricio Guzman, réalisateur aussi du merveilleux: "La nostalgia de la Luz".
Ici, contrairement à La Nostalgia, une seule focalisation: sur Allende, jusqu'à l'épisode de sa mort, ce 1er 11 septembre noir, où les "terroristes" n'étaient pas dans le même camp!
Même tempo, même respect, même recherche pour comprendre, même attention aux couches fragiles de mémoire. Du grand cinéma.
Un moment m'a paru très fort, toujours vif à 40 années de distance: son discours à l'ONU en 1972 , le 4 décembre, devant une salle archi comble et les applaudissements debout qui n'en finissaient plus (à regarder absolument, et cliquez sur le coin supérieur droit pour stopper la pub qui précède). Allende pointait 2 ennemis: les USA, bien sûr, brièvement, mais aussi, mais surtout, les multionationales qui, phénomène tout neuf - à ce moment - , commençaient à prendre la place du politique, leur coupant toute possibilité d'action, de décision, de peser sur leur propre destin. Et cela, comme il le disait déjà, aussi bien pour les pays en voie de développement que les autres. La même chose peut se dire aujourd'hui, mais qui fera sortir ces paroles de l'usure qui fait qu'on ne les entend plus.
Qui sont ces gens qui étaient dans la salle? qu'ont-il fait pour aller dans la voie de ce discours qu'ils applaudissaient?
Pour la petite histoire, ce film a été "patronné"? "co-produit"? par la Communauté Française. Au générique, Marie-Jeanne Wyckmans. La partition son est superbe, dans ce film de très belle facture son lumières images contenu, marque de Guzman, semble-t-il.
On peut voir tout le film ICI. Mais autant l'acheter à la FNC à 8 € (édition cinéart)
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