dimanche 28 avril 2013

Théâtre, Carmen de et avec Karine Birgé

Théâtre et "Manipulation d'objet", plutôt que marionnettes.
Compagnie Karyatides.
Au théâtre des 4 Mains.

jeudi 25 avril 2013

mardi 9 avril 2013

Cinéma, Olivier Masset-Depasse, Illégal


Olivier Masset-Depasse, 2009, La BA.
J. et F. ds 1 avion vers Genève ont vécu exactement la situation il y a quelques mois. 

Le 16 juillet 2012 matin. Brussels airlines, départ à 8h45.
J et F, arrivés dans l’avion, leur place est occupée par un homme qui crie  et se débat maitrisé par 3 policiers.
On attribue à J et F des places qui ne sont plus côte à côte. Ils s’arrangent avec leurs voisins de hasard et se retrouvent réunis devant le siège de la personne qui se débat. Ils comprennent qu’il s’agit d’un réfugié qu’on expulse. La scène est violente, et, pour eux insupportable. J. pleure, demande de sortir de l’avion, dit qu’elle est enceinte et ne peut supporter. On la rassure, lui dit qu’elle n’a rien à craindre. Elle rétorque qu’elle ne craint rien pour elle-même, mais qu’elle ne veut pas faire partie de cette société violente, que c’est cette situation qui l’écœure. 
C’est vivre en direct, dans sa chair, le drame  d’une expulsion. Ce qu’on lit tous les jours dans les journaux sans mesurer le drame. 
Les autres personnes restent impassibles (contrairement au film) , lisent leur journal, s’abstrayant volontairement d’une scène « qui ne les regarde pas ».
J s’obstine à vouloir descendre, car, d’une certaine façon, la simple présence cautionne ce qui s’y passe. L’hôtesse va discuter avec le pilote, pour leur permettre de descendre, pensent-ils.
Etonnamment, ce qui se passe, c’est qu’on fait descendre le réfugié qu’on voulait expulser !
Recommencer les papiers, l’ordre d’expulsion…, il semblerait que cela prenne beaucoup de temps. Aura-t-il un sursis ?
Double choc. A la fois de la scène dont ils ont été témoins. Mais aussi de se rendre compte que chacun a du pouvoir. Que les choses sont ce qu’elles sont parce qu’on laisse faire. Que s’opposer, dire non, a un poids, une force terrible. C’est cette évidence-là qu’ils en retirent. Ca aussi, c’est un choc, le poids d’une responsabilité.
Il semblerait aussi que rien ne peut forcer un pilote – il a tous les droits sur son « navire » ? - à accepter dans son avion une expulsion, mais que bien sûr la pression sur lui est forte.

Une remarque de Zoé Genot, attentive à ces faits de façon constante  :
En effet il suffit souvent d’un seul passager qui proteste pour reporter l’expulsion et permettre à l’avocat d’encore essayer….
C’est pourquoi des gens vont à l’aéroport pour sensibiliser les passagers…
Sur quel critère légal expulse-t-on ?
Réponse. Malheureusement le seul critère pour l’office des étrangers, c’est : peut-il prouver qu’il est personnellement menacé ? C’est comme cela que 80% des demandes sont refusées…. Malheureusement cette situation dure depuis des années…

Bigas Luna, La femme de chambre du Titanic

Mort de Bigas Luna.
Ai été fascinée par "la femme de chambre du Titanic", 1997.
Plus que l'histoire, jeux fastasmogoriques sur les histoires, le croisement de nos histoires et du réel, la sublimation du réel par les histoires, la capacité de raconter des histoires, la fascination humaine pour les histoires: fondement de nos cultures et de notre humanité.

lundi 8 avril 2013

Littérature, Tristan Egolf, le Seigneur des Porcheries

Une bonne présentation ici. Et ICI
Une véritable épopée, parue d'abord en français (manuscrit refusé par 70 éditeurs américains!), d'une jeune romancier de 24 ans. Roman désespéré, désespérant, et pourtant magnifique ds son vitalisme qui ne faiblit à aucun moment. Egolf s'est suicidé au moyen d'une arme à feu, à 33 ans.

samedi 6 avril 2013

Cinéma, Radu Mihaileanu, La Source des femmes

2011. au delà des thèmes et sujets en "souffle" de fond, quel hommage au "féminin", à la force, la puissance, la beauté, la vitalité des femmes. Par rapport à l'inertie, l'immobilisme, le conformisme, la lâcheté des hommes.
Au delà de ces thèmes et sujets aussi, quelle belle plongée dans une culture de vitalité.

De Radu Mihaileanu,  vu déjà: "Va, vis et deviens" (2005) et "Le Concert" (2009)
La BO
A Cannes: